Crémation : définition, étapes et choix de l’incinération

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Le choix entre la crémation et l’inhumation peut être difficile, en particulier lorsque la personne défunte n’a pas exprimé sa volonté. Il appartient alors aux proches de prendre la décision.

Mais qu’est-ce que la crémation? Comment se déroule-t-elle? Combien coûte-t-elle? Et que deviennent les cendres à l’issue de la cérémonie? Afin de mener cette réflexion le plus sereinement possible, vous trouverez dans ce guide tout ce que vous devez savoir sur cette pratique funéraire.

Comprendre la crémation

Pour faire court
5 points clés à retenir
  1. La crémation est une pratique funéraire consistant à réduire en cendres le corps de la personne défunte, autorisée en France depuis 1887.
  2. La crémation et l’incinération sont deux termes différents : la crémation est une pratique funéraire, tandis que l’incinération est l’opération de brûler des déchets.
  3. Il existe deux types de crémation : la crémation directe sans cérémonie, moins coûteuse, et la crémation traditionnelle avec cérémonie éventuelle.
  4. Le coût d’une crémation varie en fonction de plusieurs facteurs tels que la ville, le choix du cercueil et de l’urne, la présence d’un maître de cérémonie, etc.
  5. Il est possible d’obtenir des devis auprès des entreprises de pompes funèbres qui pratiquent la crémation, et il existe des options de financement via des contrats d’assurance obsèques ou d’autres organismes tels que les mutuelles, les caisses de sécurité sociale, etc. Certaines communes proposent également des aides financières pour les obsèques.

Qu’est-ce que la crémation ?

La crémation désigne le fait de réduire en cendres le corps de la personne défunte. Elle est autorisée en France depuis une loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles. Mais sa démocratisation est beaucoup plus récente. On constate une augmentation constante de cette pratique depuis les années 1970. Elle représentait ainsi 40 % des obsèques en 2020 selon la Fédération française de crémation.

Quelle est la différence entre crémation et incinération ?

La crémation et l’incinération sont souvent entendues comme synonymes. Pourtant, les deux termes n’ont pas la même définition :

  • la crémation est une pratique funéraire ;
  • l’incinération est l’opération par laquelle des déchets sont brûlés.

A noter

L’utilisation du mot « incinération » dans le cadre des obsèques est donc impropre.

Quelle est la différence entre la crémation directe et la crémation traditionnelle ?

La crémation directe a lieu sans cérémonie. Le corps est emmené au crématorium après le décès, sans être embaumé. Il est calciné dans un simple récipient et non dans un cercueil. Cela correspond au service funéraire minimum qui est, par conséquent, moins onéreux.

Il est tout de même possible de prévoir un événement commémoratif de votre côté, le jour même ou à une date ultérieure. En outre, cela ne change rien pour la récupération des cendres et le choix de l’urne : cette étape est la même que pour une crémation traditionnelle.

Quel est le coût d’une crémation ?

Le coût d’une crémation est très variable. Il peut aller de 1 400 € à 7 000 €. Le montant dépend de plusieurs de facteurs :

  • la ville dans laquelle sont organisées les obsèques ;
  • le choix du cercueil et de l’urne ;
  • la présence ou non d’un maître ou d’une maîtresse de cérémonie ;
  • le lieu du recueillement auprès du corps (à l’hôpital, dans une chambre funéraire ou à domicile) ;
  • le type de cérémonie (civile, religieuse, aucune) et l’endroit où elle se déroule (au cimetière, dans un lieu de culte, au crématorium).

Il est possible d’optimiser les dépenses liées aux obsèques en fonction de vos besoins, et surtout de votre budget. Pensez d’abord à vous renseigner sur les tarifs des entreprises de pompes funèbres, puis à déterminer le mode de financement auquel vous pouvez faire appel.

Trouver les tarifs des entreprises de pompes funèbres

Vous trouverez la liste des entreprises habilitées à pratiquer la crémation auprès des mairies, des établissements de santé ou des salles d’accueil des chambres mortuaires ou funéraires.

Bon à savoir

Ces entreprises sont soumises à certaines obligations concernant l’accessibilité de leurs tarifs. Elles sont notamment tenues de déposer des devis types dans les municipalités.

En outre, lorsque vous sollicitez une société de pompes funèbres, celle-ci doit vous proposer gratuitement un devis écrit. Les mentions suivantes doivent apparaître clairement :

  • le descriptif et le prix TTC de chaque fourniture ou prestation ;
  • le montant net des prestations accessoires assurées par des organismes ou entreprises tierces (cultes, fleuristes, insertion presse, marbriers) ;
  • les honoraires de représentation devant les administrations, et les sommes qui seront demandées par celles-ci (taxe municipale, vacation de police).

Déterminer le mode de financement

Si la personne défunte a souscrit de son vivant à un contrat d’assurance obsèques, celui-ci vous permettra de débloquer une somme d’argent pour régler les frais liés à la crémation.

Sinon, ils sont directement prélevés sur ses comptes bancaires. Dans l’hypothèse où le solde ne serait pas suffisant, il conviendrait alors de se tourner vers :

  • son organisme de mutuelle ;
  • sa caisse de sécurité sociale si la personne était salariée ;
  • l’administration qui l’employait si elle était fonctionnaire ;
  • la caisse de retraite si elle n’était plus active.

Bon à savoir

Vous pouvez également vous renseigner auprès de la mairie du lieu du décès : certaines communes proposent des aides financières.

Comment se passe une crémation ?

Pour faire court
5 points clés à retenir
  1. Le cercueil est transporté au crématorium à la suite d’une cérémonie religieuse ou directement par les familles et les proches.
  2. Une cérémonie religieuse ou civile peut être organisée au crématorium pour rendre hommage à la personne défunte.
  3. Le cercueil est introduit dans le four de crémation où la chaleur (et non les flammes) réduit en cendres le corps, le cercueil et les objets. Les os non calcinés sont pulvérisés.
  4. Une fois le processus terminé, les cendres sont conservées dans une urne funéraire. Les familles peuvent les récupérer le jour même ou ultérieurement.
  5. La durée de la crémation dépend du type de service funéraire, avec un temps de recueillement d’environ 15 minutes, une cérémonie civile d’au moins 30 minutes, et la combustion du cercueil qui dure environ 1 heure et 30 minutes. Il est généralement conseillé de ne pas rester sur place pendant ce temps et d’organiser un moment convivial ailleurs.

Quelles sont les étapes de la crémation ?

1. Le transport du cercueil au crématorium

Si la crémation est précédée d’une cérémonie religieuse, le cercueil est conduit au crématorium à l’issue de celle-ci. Sinon, les familles et les proches s’y retrouvent directement. Le personnel invite tout le monde à se diriger vers la salle de cérémonie, ou le salon d’attente, selon ce qui a été établi.

2. La cérémonie civile ou le temps de recueillement

Famille autour d'un cercueil avant crémation

Lorsqu’une cérémonie religieuse a déjà eu lieu, un temps de recueillement plus simple est tout de même prévu. Il peut y avoir de la musique et quelques mots si les proches n’ont pas pu témoigner avant.

En l’absence de service religieux, une cérémonie civile est organisée au crématorium. Elle permet de rendre un dernier hommage à la personne défunte, avant que le cercueil ne soit emporté.

3. L’introduction du cercueil dans le four

À la fin du temps de recueillement, ou de la cérémonie civile, le cercueil est emporté dans la chambre de crémation et introduit dans le four. Pour des raisons de sécurité, il est impossible de suivre le corps à cette étape. Mais une salle est mise à disposition pour les personnes qui souhaitent y assister, soit derrière une vitre, soit par vidéo.

4. La récupération des cendres

Une fois le processus achevé, les cendres sont conservées dans un cendrier, qui est lui-même placé dans l’urne funéraire. La famille viendra la récupérer soit le jour même, soit un peu plus tard. Le crématorium peut en effet proposer de garder l’urne le temps que les proches se décident sur le devenir des cendres.

Comment fonctionne la crémation ?

La température d’un four crématoire s’élève à 850° minimum. C’est la chaleur, et non les flammes, qui permet de réduire en cendres le corps, le cercueil et les objets placés à l’intérieur. À l’issue de l’incinération, les os qui n’ont pas pu être calcinés sont pulvérisés.

Quelle est la durée d’une crémation ?

La durée de la crémation dépend du type de service funéraire choisi. Un simple temps de recueillement peut se limiter à une quinzaine de minutes. Pour une cérémonie civile, il faut compter au minimum une demi-heure.

La combustion du cercueil dure 1 h 30. Il est déconseillé de rester sur place pendant ce laps de temps. En général, c’est à ce moment-là que les familles organisent un moment plus convivial, chez elles ou dans un restaurant, pour se rassembler autour d’une collation. 

Les règles de la crémation

Pour faire court
3 points clés à retenir
  1. La crémation doit avoir lieu dans un délai légal de 24 heures à 6 jours ouvrables après le décès, avec une autorisation délivrée par la mairie du lieu du décès. Des documents tels que l’expression du souhait d’être incinéré, un certificat médical de décès et une attestation de retrait de prothèse à pile doivent être fournis.
  2. Le corps doit être placé dans un cercueil résistant, étanche et biodégradable en bois ou en carton. Les matériaux combustibles et non susceptibles de provoquer une explosion sont autorisés pour l’habillement du défunt, les garnitures et les accessoires.
  3. Le nombre de personnes pouvant assister à la crémation dépend de la capacité d’accueil de l’établissement, généralement une cinquantaine de places assises dans les salles de cérémonie.

Les délais et les démarches à effectuer

Légalement, la crémation doit avoir lieu dans un délai qui peut varier de 24 h à 6 jours ouvrables après le décès (les dimanches et jours fériés ne sont pas compris). Si la personne est morte en outre-mer, ou à l’étranger, le délai court à partir du jour de l’entrée du corps en France, sur le territoire métropolitain.

Ce délai doit permettre d’obtenir l’autorisation de pratiquer la crémation. Elle est délivrée par la mairie du lieu du décès, ou de la mise en bière en cas de transport du corps.

En général, les entreprises de pompes funèbres proposent de prendre en charge ces formalités. Les documents suivants doivent être fournis :

  • l’écrit dans lequel la personne défunte a exprimé le souhait d’être incinérée ou, à défaut, la demande de celle qui organise les funérailles ;
  • un certificat médical constatant la mort et l’absence de difficultés médico-légales (accident ou suicide) ;
  • une attestation, en cas de retrait d’une prothèse à pile (pacemaker, défibrillateur, pompe physiologique), de la part de la personne ayant réalisé l’opération (médecin, thanatopracteur ou thanatopractrice).

A noter

En cas d’accident ou de suicide, l’autorisation de crémation doit être délivrée par le ministère public. En général, c’est la mairie qui s’occupe de le saisir. Les obsèques ne peuvent alors avoir lieu qu’après enquête et détermination des causes de la mort.

Y a-t-il des restrictions sur ce qui peut être incinéré ?

Il existe un certain nombre de règles concernant les matériaux qui peuvent être brûlés. Elles sont prévues aux articles R 2213-25 et suivants du Code général des collectivités territoriales (CGCT) :

  • Le corps est obligatoirement placé dans un cercueil résistant, étanche et biodégradable, en bois ou en carton.
  • L’habillement du défunt, les garnitures et les accessoires doivent être composés de matériaux combustibles et non susceptibles de provoquer une explosion.
  • Si la personne décédée portait une prothèse à pile, celle-ci doit être retirée en amont par l’équipe médicale ou de thanatopraxie.

Comment s’habiller pour une crémation ?

Homme ajustant sa cravate pour assister à une crémation

Il n’y a pas de règle universelle quant à la manière de s’habiller pour une cérémonie funéraire. On peut choisir de porter du noir, mais ce n’est pas une obligation. Cela dépend surtout de ce que les familles souhaitent pour rendre un dernier hommage. Si des demandes précises ont été exprimées, il convient alors de les observer.

Certaines prescriptions peuvent également exister selon les cultures et les religions (la couleur du deuil ou le port d’un chapeau). Ce qui compte le plus est d’adopter une tenue respectueuse de la personne défunte et de ses proches.

Combien de personnes peuvent assister à une crémation ?

Le nombre de personnes qui peuvent assister à la crémation dépend de la capacité d’accueil de l’établissement. En général, les salles de cérémonie contiennent une cinquantaine de places assises. Mais le mieux est de se renseigner directement auprès du crématorium.

La crémation aujourd’hui

Pour faire court
3 points clés à retenir
  1. Les raisons de choisir la crémation sont personnelles et dépendent du rapport individuel à la mort et au deuil. La crémation offre la possibilité de personnaliser les derniers hommages en dispersant les cendres hors des cimetières.
  2. Le choix de la crémation appartient en premier lieu à la personne défunte, mais en l’absence de volonté exprimée, la décision revient à la famille ou peut être prise par le tribunal judiciaire du lieu du décès en cas de désaccord familial.
  3. Les avantages de la crémation par rapport à l’inhumation sont d’ordre budgétaire, écologique et pratique, notamment en termes de coûts réduits, d’impact écologique moindre et de possibilité de déplacer facilement l’urne pour disperser les cendres dans un lieu choisi.

Pourquoi choisir la crémation ?

Les raisons d’opter pour des obsèques avec crémation sont très intimes. Elles dépendent avant tout du rapport de chacun et de chacune à la mort et au deuil. C’est une décision qui doit résulter d’une réflexion personnelle.

Par ailleurs, les arguments avancés sont divers et variés. L’image de la décomposition du corps dans un cercueil enterré est parfois effrayante. Elle peut suffire à convaincre de ne pas être inhumé.

En outre, la crémation permet de disperser les cendres là où on le souhaite, et donc en dehors des cimetières. Elle offre ainsi une grande marge de manœuvre pour personnaliser les derniers hommages.

Qui peut décider ?

Le choix de la crémation appartient en premier lieu à la personne défunte. Si elle a exprimé de son vivant le désir d’être incinérée (par écrit ou oralement), il convient de respecter sa volonté. En revanche, si la question n’a jamais été abordée, la décision incombe à la famille.

Il peut arriver que les proches soient en désaccord. Dans ce cas, le tribunal judiciaire du lieu du décès peut être saisi. Il s’agit alors d’une procédure d’urgence : la décision est rendue dans les 24 heures. Elle désigne la personne (membre de la famille ou héritière) la plus à même d’interpréter et d’exécuter les dernières volontés.

Quels sont les impacts environnementaux de la crémation ?

L’argument écologique est souvent invoqué en faveur de la crémation. Il est vrai que les cendres sont totalement inoffensives pour l’environnement. Il existe même des urnes biodégradables qui permettent de les enterrer sans polluer le sol.

Néanmoins, l’innocuité de l’opération n’est pas tout à fait juste. Le processus de combustion rejette du CO2 et d’autres émanations toxiques :

  • les produits utilisés pour embaumer, dont le formol, dégagent de l’arsenic ;
  • les métaux lourds contenus dans le corps, et notamment dans certains anciens amalgames dentaires, se transforment en mercure.

Les crématoriums disposent d’une chambre de post-combustion qui permet de filtrer en partie ces éléments. Mais cela ne suffit pas à neutraliser complètement les rejets de polluants.

Quels sont les avantages de la crémation par rapport à l’inhumation ?

Les avantages de la crémation par rapport à l’inhumation sont de trois ordres :

  • Budgétaire. Elle permet de faire l’économie d’un certain nombre de dépenses telles que la location d’une concession ou la procédure d’inhumation. Le coût des obsèques est donc réduit.
  • Écologique. Même si la combustion rejette des polluants dans l’air, l’impact écologique reste moins important que celui d’un enterrement. Les matériaux et les substances toxiques se détériorent avec le temps et finissent par contaminer les sols.
  • Pratique. L’urne peut facilement être déplacée. Il est ainsi possible de disperser les cendres dans un autre lieu que celui des funérailles, sans que cela n’engendre de difficultés d’organisation supplémentaires.

Crémation, culture et croyances

Quatre personnes qui prient

Comment rendre hommage pour une crémation ?

Il existe de nombreuses manières de rendre hommage à la personne défunte pour une crémation. D’abord, il est possible de déposer des fleurs, des objets personnels et des photographies près du cercueil.

Ensuite, la cérémonie ou le temps de recueillement sont personnalisables. La famille et les proches peuvent choisir de diffuser des morceaux de musique et de proposer des lectures, des poèmes, des discours ou des témoignages. Les personnes assistant à la cérémonie sont parfois invitées à participer avec un geste symbolique : déposer un pétale de rose sur le cercueil ou laisser une empreinte de sa main par exemple.

Enfin, vous pouvez envisager de confier l’organisation des hommages à un maître ou à une maîtresse de cérémonie. Ce service est proposé par les entreprises de pompes funèbres ; une bonne solution pour s’enlever du stress.

Y a-t-il des restrictions religieuses à la crémation ?

De manière générale, les religions monothéistes sont peu favorables à la crémation. Elle est prohibée par l’Église orthodoxe, l’islam et le judaïsme. Elle est autorisée par l’Église protestante et catholique, même si cette dernière a plutôt tendance à privilégier l’inhumation. Par ailleurs, la crémation est préconisée dans les religions d’Extrême-Orient que sont l’hindouisme, le bouddhisme, le confucianisme et le taoïsme.

La crémation est-elle acceptée dans toutes les cultures ?

Le développement de la crémation selon les pays et les cultures a beaucoup à voir avec l’influence des religions. On constate en effet qu’elle s’est beaucoup démocratisée dans les pays d’Europe du Nord d’obédience protestante.

À l’inverse, l’Irlande et les États d’Europe du Sud, qui sont majoritairement catholiques, pratiquent davantage l’inhumation. La crémation est également très présente au Japon et en Chine, où elle est même rendue obligatoire dans certaines métropoles telles que Shanghai et Pékin.

Après la crémation

Pour faire court
3 points clés à retenir
  1. Les cendres après crémation sont récoltées dans un cendrier qui est placé dans une urne cinéraire munie d’une plaque d’identification.
  2. Le choix de l’urne appartient à la famille. Elle peut être inhumée dans une sépulture, un columbarium, un monument funéraire ou dispersée dans un espace dédié dans un cimetière ou en pleine nature, avec certaines restrictions légales.
  3. Depuis la loi de décembre 2008, il est interdit de conserver les cendres à domicile, et il est nécessaire de déclarer le lieu de dispersion à la mairie du lieu de naissance de la personne défunte.

Que deviennent les cendres après crémation ?

Les cendres sont récoltées dans un cendrier qui peut être habillé d’une enveloppe décorative, et que l’on place dans une urne cinéraire. Celle-ci est munie d’une plaque sur laquelle est inscrite l’identité de la personne et le nom du crématorium.

Attention

Les cendres du corps ne peuvent être séparées dans plusieurs réceptacles. Elles ne peuvent pas non plus être réunies avec celles de quelqu’un d’autre.

Le choix de l’urne

Le choix de l’urne appartient à la famille et dépend de la destination des cendres. Aucune réglementation particulière n’existe quant aux matériaux de fabrication. Il convient cependant de faire attention à ce qu’ils ne soient pas polluants si l’on décide de l’enterrer. Par ailleurs, l’urne ne doit jamais être scellée hermétiquement pour permettre la dispersion de son contenu.

La destination de l’urne

Le crématorium et certains lieux de culte peuvent conserver l’urne funéraire pendant une période qui n’excède pas une année. Cela peut permettre aux familles de prendre le temps pour choisir sa destination.

Plusieurs possibilités sont envisageables :

  • L’inhumation de l’urne dans une sépulture. Elle est réalisable dans les mêmes conditions que pour un cercueil.
  • L’inhumation dans un cimetière confessionnel ou dans une propriété privée. Dans ce cas, il faut obtenir une autorisation préfectorale en application de l’article R 2213-32 du CGCT.
  • Le dépôt dans une case de columbarium. Il s’agit d’un monument spécifiquement prévu à cet effet. Aujourd’hui, la plupart des cimetières en disposent.
  • Le dépôt dans un monument funéraire.
  • La dispersion des cendres. Notez que l’enfouissement d’une urne biodégradable est assimilé à une dispersion. En effet, contrairement à une inhumation, elle ne pourra jamais être exhumée puisque le contenant est voué à disparaître.

Attention

Depuis la loi du 18 décembre 2008, il est interdit de conserver les cendres à domicile.

Où peut-on disperser les cendres après crémation ?

Il existe des espaces dédiés à la dispersion des cendres dans les cimetières :

  • Le jardin du souvenir ; il s’agit d’un espace de pelouse sur lequel les cendres seront disséminées de façon régulière.
  • Le puits du souvenir ; il s’agit d’une fosse en béton dans laquelle le contenu de l’urne est déversé.

Les cendres peuvent également être répandues en pleine nature. Il n’y a pas de définition légale précise de ce que cela recouvre. Les familles sont donc assez libres dans le choix du lieu qui peut être différent de celui de la crémation. Plusieurs exceptions sont à prendre en compte :

  • La dispersion des cendres ne peut se faire sur les voies publiques, ou dans les endroits très fréquentés (stade, square, jardin public).
  • Elle ne peut pas non plus être réalisée dans un jardin privé. Elle est néanmoins possible dans une grande étendue appartenant à une personne privée (un champ ou une forêt par exemple) à condition d’avoir obtenu l’autorisation de cette dernière.
  • Pour une dispersion dans un cours d’eau, vous devez vous renseigner auprès de la mairie. Elle n’est pas toujours permise.

Lorsque l’endroit est défini, il doit être déclaré à la mairie du lieu de naissance de la personne défunte.

Pour conclure

La crémation et l’ensemble du rituel qui l’entoure relèvent donc d’un choix intime qui appartient d’abord à la personne concernée, puis aux proches. Il est important d’y réfléchir et d’en parler en amont, car cette décision a un impact sur le processus de deuil. Kondoléances vous propose également un guide complet sur l’inhumation. N’hésitez pas à le consulter si vous souhaitez avoir tous les éléments sur les différentes pratiques funéraires.

Questions fréquemment posées
Qu'est-ce que la crémation ?

La crémation est un processus funéraire où le corps du défunt est incinéré à haute température, généralement dans un crématorium. La crémation est de plus en plus populaire en tant qu’option de disposition des restes dans de nombreuses cultures et religions à travers le monde.

Quel est le coût de la crémation ?

Le coût de la crémation oscille entre 1 400 € et 7 000 €. Il peut varier en fonction de plusieurs facteurs tels que l’emplacement géographique, les services funéraires choisis, et les options d’urne ou de cérémonie.

En général, la crémation est considérée comme une option plus économique par rapport à l’inhumation traditionnelle. Mieux vaut vous informer directement auprès du crématorium pour avoir une estimation précise.

Comment se déroule la crémation ?

La crémation implique de placer le corps du défunt dans un cercueil combustible, qui est ensuite placé dans un four de crémation. Le four atteint des températures élevées, généralement entre 700 et 900 degrés Celsius, pour incinérer le corps et réduire les restes en cendres. Les cendres sont ensuite collectées et remises à la famille du défunt dans une urne.

Est-il possible d'avoir une cérémonie funéraire avec la crémation ?

Oui, il est tout à fait possible d’avoir une cérémonie funéraire avec la crémation. La cérémonie peut avoir lieu avant la crémation, où le cercueil est présenté et les adieux sont faits, ou après la crémation avec l’urne contenant les cendres. La cérémonie peut être adaptée aux souhaits de la famille du défunt, qu’il s’agisse d’une cérémonie religieuse, laïque, ou personnalisée.

Que faire des cendres après la crémation ?

Les cendres après la crémation peuvent être traitées de différentes manières, selon les souhaits de la famille du défunt. Les options courantes incluent la conservation des cendres dans une urne, l’inhumation des cendres dans un cimetière ou un columbarium, la dispersion des cendres dans un lieu significatif, ou la transformation des cendres en bijoux commémoratifs ou en autres objets mémoriels. Il est important de vérifier les lois locales et les règlements sur la disposition des cendres dans votre région.

author

Olivier Silberberg

Avec plusieurs centaines de contenus à son actif en tant que Rédacteur web pour Syntax Finance et Rédacteur en chef de Kondoléances, Olivier Silberberg est diplômé du Master de Commerce de l'ESC Pau. Il est également praticien en hypnose et se passionne pour les sciences humaines.

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